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                              COMMISSIONS  DE  L'ACNO


COMMISSIONS MEMBRES  
1. COMMISSION DE COMMUNICATION Fekrou Kidane (Ethiopie) Pour l'Afrique
  Carlos Paz Soldán (Pérou) Pour l'Amérique
Président:  Togay Bayatli (Turquie) Timothy Fok (Hong-Kong, Chine) Pour l'Asie
  Baklai Temengil (Palau) Pour l'Océanie
2. COMMISSION DE MARKETING Abdoulie M. Touray (Gambie) Pour l'Afrique
  Timur Dossyembetov (Kazakhstan) Pour l'Asie
Président: Bob Ctvrtlik (USA) Patrick J. Hickey (Irlande) Pour l'Europe
  John Dawanincura (Papuasie  Nouvelle Guinée) Pour l'Océanie
3. COMMISSION DES INSTALLATIONS Habu Ahmed Gumel (Nigeria) Pour l'Afrique
       SPORTIVES Juko Arakida (Japon) Pour l'Asie
Président: Michael Chambers (Canada) Arturas Poviliunas (Lituanie) Pour l'Europe
  Phil Coles (Australie) Pour l'Océanie
4. COMMISSION LEGISLATIVE Theresa Quarta (Angola) Pour l'Afrique
  Ricardo Contreras (Mexique) Pour l'Amérique
  Khwaja Farooq Saeed (Pakistan) Pour l'Asie
Président: Julio Cassanello (Argentine) Marc Theisen (Luxembourg) Pour l'Europe
  John Coates (Australie) Pour l'Océanie
5. COMMISSION MEDICALE Prof. Constant Roux (Côte d'Ivoire) Pour l'Afrique
  Eduardo Henrique De Rose (Brésil) Pour l'Amérique
Président: Fabio Pigozzi (Italie) Man Mohan Singh (Inde) Pour l'Asie
  Ken Fitch (Australie) Pour l'Océanie
6. COMMISSION DU PRIX DE MERITE
    DE  L'ACNO  
Lassana Palenfo (Côte d'Ivoire) Pour l'Afrique
    Julio César Maglione (Uruguay) Pour l'Amérique
  Cheik Ahmad Al-Fahad Al-Sabah (Koweït) Pour l'Asie
Président: Mario Vázquez Raña (Mexique) Patrick J. Hickey (Irlande) Pour l'Europe
  Kevan Gosper (Australie) Pour l'Océanie
  Gunilla Lindberg (Suède) Secrétaire Générale de l'ACNO
7. COMMISSION TECHNIQUE Marwan Maghur (Libye) Pour l'Afrique
  Michael S. Fennell (Jamaïque) Pour l'Amérique
Président: Wei Jizhong (Chine) Janez Kocijancic (Slovénie) Pour l'Europe
  Ricardo Blas (Guam) Pour l'Océanie
8. COMMISSION POUR LA  
    COORDINATION
    Marius Francisco (Bénin)     Pour l'Afrique
    DES ACTIVITES DES ACADEMIES  Fernando Beltranena Valladares (Guatemala) Pour l'Amérique
    NATIONALES OLYMPIQUES Sieh Kok Chi (Malaisie) Pour l'Asie
Président: Conrado Durántez (Espagne) Efraim Zinger (Israël) Pour l'Europe
  Barry Maister (Nouvelle Zélande) Pour l'Océanie
9. GROUPE DE TRAVAIL DE L'ACNO Gustavo Dias Vaz Da Conceição (Angola) Pour l'Afrique
  Cheikh Tall Bouya Thiaré (Sénégal) Pour l'Afrique
Président : Gunilla Lindberg (Suède) Felipe Muñoz (Mexique) Pour l'Amérique
  Caroline Assalian (Canada) Pour l'Amérique
  Raja Randhir Singh (Inde) Pour l'Asie
  Husain Al-Musallam (Koweït) Pour l'Asie
  Alexander Kozlovsky (Fédération de Russie) Pour l'Europe
  Marit Myrmael (Norvège) Pour l'Europe
  Robin Mitchell (Fidji) Pour l'Océanie
  Barry Maister (Nouvelle Zélande) Pour l'Océanie
10. COMMISSION SPECIALE DE L'ACNO  Lassana Palenfo (Côte d'Ivoire) Pour l'Afrique
     POUR COLLABORER AVEC LES CNO  Julio César Maglione (Uruguay) Pour l'Amérique
     DANS LES CAS DE CONFLITS Cheik Ahmad Al-Fahad Al-Sabah (Koweït) Pour l'Asie
  Patrick J. Hickey (Irlande) Pour l'Europe
Président: Mario Vázquez Raña (Mexique) Kevan Gosper (Australie) Pour l'Océanie
  Gunilla Lindberg (Suède) Secrétaire Générale de l'ACNO
  Pere Miró (Espagne) Dép. CIO Relations avec les CNO 
  Jimena Saldaña (Mexique) Secrétaire Exécutive de l'ACNO
La Secrétaire Générale de l'ACNO est membre de droit de toutes les Commissions et Groupes de Travail de l'ACNO.
Beijing, 6 April 2008




HAUT

COMMISSION DE L'ACNO POUR LA COORDINATION

DE L'ACTIVITÉ DES ACADÉMIES NATIONALES OLYMPIQUES

 

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 ACADÉMIES  NATIONALES OLYMPIQUES

 

LA PÉDAGOGIE DE L'OLYMPISME : L´ACADÉMIE OLYMPIQUE

 

 

 

 

 

par CONRADO DURÁNTEZ

Président de l'Association Panibérique d'Académies Olympiques

 

 

 

INDEX

 

1.      AKADEMIA, ACADÉMIE                                                    

 

2.      L´ACADÉMIE OLYMPIQUE, BRÈVE NOTICE HISTORIQUE

 

3.      L´ACADÉMIE INTERNATIONALE OLYMPIQUE, ÉVOLUTION

 

4.      LES ACADÉMIES NATIONALES OLYMPIQUES

 

5.      QU´EST-CE QU'UNE ACADÉMIE NATIONALE OLYMPIQUE ?

 

6.      COMMENT CRÉER UNE ACADÉMIE NATIONALE  OLYMPIQUE

 

7.      CONDUITE ET FONCTIONNEMENT D´UNE ACADÉMIE NATIONALE OLYMPIQUE

 

8.      ACTIVITÉS ET OBJECTIFS  D´UNE A.N.O.                     

 

9.      THÈMES D´ÉTUDE, RECHERCHE ET DIFFUSION

 

10.  L´ASSOCIATION IBEROAMÉRICAINE DES ACADÉMIES  OLYMPIQUES

 

11.  L’ORGANIGRAMME DE L´ACADÉMIE                                

 

 

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ACADÉMIES NATIONALES OLYMPIQUES

 

 

1.         AKADEMIA, ACADÉMIE

 

Le mot Akademia, d´origine grecque trouve son origine dans la dénomination donnée à l´école philosophique fondée par Platon en 387 A.C. et qui était située dans une maison avec jardin dans les environs d´Athènes, proche des jardins nommés Academo, héros local dont il a pris le nom. Depuis lors et suite aux circonstances et évolutions historiques les plus diverses, le mot Academia et sa signification institutionnelle exprime l´ensemble ou groupe de personnes qui intègrent le savoir. Dans le cas concret de l´Académie Olympique, sa tâche et son objectif sont la divulgation et défense des valeurs étiques et morales qu´intègrent le code philosophique du Mouvement olympique, ainsi que la dénonciation de l’impact négatif des pressions contraires aux principes de las Charte Olympique. 

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2.                L´ACADÉMIE OLYMPIQUE, BRÈVE NOTICE HISTORIQUE              

 

Pour Carl Diem, dynamique promoteur de l´Académie Internationale Olympique, l´antécédent historique de l´Académie Olympique provient de l´institution des nomofilakos ou gardiens des lois, caste sacerdotale qui, à Olympie, conseillait et instruisait les juges sur les épreuves et concours à organiser dans les Anciens Jeux Olympiques (hellanodikes) et sur le sens et vraie finalité de la grand fête sportive, ainsi que les principes inspirateurs des concours.

 

Les Anciens Jeux Olympiques, qui commencent historiquement en 776 A.C., ont eu une évolution historique normale, avec les étapes inexorables de naissance, essor, splendeur, crise et disparition. Au début du IV siècle A.C., les influences politiques, le professionnalisme et la corruption ont blessé à mort l´institution festive olympique qui disparaîtra, étant supprimée par le Décret de 392 A.C. dicté par l´empereur hispano-romain Théodose Ier Le Grand.

 

Plusieurs siècles se sont écoulés sans pratique sportive jusqu’au dernier tiers du XVIIIe siècle et la première moitié du XIXe siècle; un groupe de pédagogues l´ont revendiqué comme élément fondamental d´éducation ( Frédérique Louis Jhan en Allemagne, Per Henrik Ling en Suède et Antonio de Amoros y Gandeano Marquis de Sotelo en Espagne). Il faut souligner entre tous le pasteur anglican Thomas Arnold (1778-1852) dont l’idéologie sportive pédagogique influera d´une manière décisive sur la figure clé de l’Olympisme moderne, le Français Pierre de Fredy, Baron de Coubertin qui, après de multiples vicissitudes, restaurera les Jeux Olympiques Modernes, lors du congrès historique de la Sorbonne, le 23 juin 1894.

 

Les Jeux Olympiques Modernes ont débuté par les Jeux organisés à Athènes en 1896, qui ont constitué un évènement très important, tel un soubresaut pour la conscience mondiale, l’avertissant d’une nouvelle force morale : l´Olympisme venait de naître, solidement fondé sur ses principes éthiques de base centrés sur la non-discrimination, la recherche de la paix mondiale et l’amélioration psychophysique de la race humaine par le sport.

 

Cependant, les deux éditions olympique suivantes (Paris 1900 et Saint Louis 1904) ont constitué deux échecs successifs malgré l´idéal olympique conçu par de Coubertin, qui s´alarma face à l´incompréhension des organisateurs de ces deux éditions envers son oeuvre.

 

Coubertin était un amoureux du sport, mais n’était pas seulement et exclusivement un sportif. Il était surtout un pédagogue, un éducateur, un philanthrope, un humaniste, qui avait toujours conçu le sport et la grand fête olympique comme des facteurs générateurs de paix et de culture. C'est pourquoi, face à l’impact négatif des événements, il tenta d´accroître les possibilités culturelles de l´Olympisme, par le biais d´une série des Congrès Olympiques (Le Havre 1897; Bruxelles 1905, Paris 1906 et 1914, Lausanne 1913 y 1921 et Prague 1925) durant lesquels il voulu mettre en évidence le caractère mondial, culturel et éducatif de la démocratie cosmopolite instaurée par lui-même, basé sur le rendez-vous des Jeux Olympiques qui devraient constituer d´après lui, en 1924, “la grand fête quadriennale du printemps humain, ordonnée et rythmée, laquelle doit se maintenir au service de l'esprit… » 

 

L´impact culturel transitoire des Congrès Olympiques n´a pas satisfait de Coubertin en tant que système adéquat de surveillance, diffusion et garantie des principes olympiques, et pour cela, il recherchait toujours la manière de créer un organisme stable pour mener à bien cette fonction.

 

En finalisant les Jeux de la XI Olympiade, Berlin 1936, de Coubertin en mars 1937, adressa une lettre au gouvernement du Reich, suggérant la création d´une institution à laquelle léguer ses papiers, documents et projets sur l’Olympisme rénové qui n’auraient pas été menés à bien. Le projet aboutira à la création du Centre d´Études Olympiques dirigé par Carl Diem, actif entre 1938 et 1944, éditant la Revue Olympique en trois langues. Ce qui constitua, alors, le lien d´union informatif du Mouvement Olympique de l´époque. 

La mort a surpris de Coubertin le 2 septembre 1937 lors dune promenade dans le Parc de la Grange à Genève. Son amour et sa passion pour la culture de l´Olympisme ancien, de la Grèce en tant que pays et d´une manière plus spéciale pour Olympie, ont été la raison pour laquelle son testament établissait que son corps devait être enterré en Suisse et son cœur embaumé, déposé à Olympie, ce qui fut fait le 26 mars 1938. Le Prince Héritier Pablo déposa ses vestiges à l´intérieur d´une stèle de marbre blanc dédiée à la mémoire du célèbre humaniste.

 

 L ´idée et l´intention de Coubertin sont  reprises par son ami et collaborateur Carl Diem, ainsi que par Ioannis Ketseas, prestigieux dirigeant sportif grec, qui devient membre du CIO en 1946.


En 1938, Diem proposa au Comité Olympique Hellénique la création, en Grèce, d´une académie olympique, ce qui fut approuvé et décidé en juin 1939, après avoir demandé et obtenu l´autorisation du CIO. Ce projet fut suspendu à cause du déclenchement de la guerre.

                                                                                    

En 1947, pendant la 41e Session du CIO à Stockholm, le Comité Olympique Hellénique présenta de nouveau l´idée de créer une académie olympique en Grèce, projet qu´Avery Brundage qualifia de « très intéressant ».

 

Deux ans plus tard, en janvier 1949, Juan Ketseas en collaboration avec Carl Diem rédigèrent un Mémorandum explicatif et un projet pour la création, en Grèce, d´une Académie Olympique. Ils développent la crainte exprimée par de Coubertin pendant son dernier séjour à Athènes en 1937, sur la possible et dangereuse interprétation erronée de l’idéal olympique et ainsi, la nécessité de créer l´Académie en projet. Cette académie serait, selon Ketseas … « comme un centre intellectuel, où une élite de la jeunesse universitaire de tous les pays pourrait s´initier aux principes olympiques, sous la direction de personnalités reconnues pour leur compétence ».

 

Le 28 avril 1949, pendant la 44e Session du CIO à Rome, fut décidée à l’unanimité la création d´une Académie Internationale Olympique, siégeant à Olympie; avant l´approbation inconditionnelle de tous les membres du CIO présents, Ketseas, avait fait un exposé passionné et brillant du projet  pendant lequel il expliqua les  principales lignes du Mémorandum.

 

Une fois acceptée par le CIO la création d´une Académie Olympique, Ketseas, au nom de son pays a remercié l´appui donné et a promis, en même temps, que son gouvernement ne lésinerait pas en efforts pour que le Centre Olympique ainsi créé devienne le centre spirituel du Mouvement Olympique mondial.

 

Sans perdre de temps, et suite au triomphe obtenu, le Comité Olympique Hellénique envoya les invitations aux Comités Olympiques de divers pays, leur demandant l´envoi des représentants pour participer à la première réunion. La réponse à cette première convocation fut décevante. Sur les quatre-vingts invitations envoyées, seulement quatre réponses furent reçues, toutes négatives.

 

L´origine officielle de l’AIO est décrite dans la conférence de Carl Diem: « Une Elis de nos temps: signifiance et projets de l´Académie Internationale Olympique », programmée le 16 juin 1961, sur la colline d´Olympie surnommée “L´amphithéâtre”.

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3.         L´ACADÉMIE INTERNATIONALE OLYMPIQUE, ÉVOLUTION

 

 

Depuis sa création à l'orée du nouveau millénaire, l´AIO a célébré quarante sessions officielles annuelles auxquelles ont participé près de six mille jeunes.

 

Le Comité Olympique Hellénique, par l’intermédiaire de son organisme recteur pour l´AIO, ou Eforia, programma régulièrement et efficacement les éditions suivantes des cours de l´Académie. Seule la 24e Session correspondant à 1964 n´eut pas lieu, du fait de la tension politique provoquée par la situation à Chypre.

 

Les premiers cours d´Olympie furent organisés seulement pour des jeunes participants; l’accès en fut ensuite progressivement élargi à d´autres secteurs sportifs et olympiques grâce à l’ampleur des possibilités offertes par les nouvelles installations permanentes inaugurées en 1967 et successivement élargies et conditionnées. Plusieurs groupes liés à l´Olympisme et au sport organisèrent donc leurs sessions à Olympie (médecins, entraîneurs, journalistes, fédérations sportives, professeurs, étudiants des A.N.O., Associations de Professeurs d´Education Physique et d’historiens du sport, clubs des fédérations, etc). À partir de 1973, plusieurs organisations programmèrent des sessions fixes de célébration biannuelle destinées à des collectifs : professeurs (depuis 1973), membres de CNO et Fédérations Internationales (depuis 1978), Directeurs d´Instituts Supérieurs d´Éducation Physique (depuis 1986), journalistes sportifs (depuis 1986) et Présidents, Directeurs des ANO (depuis 1988) ainsi qu’à des étudiants post-gradués (depuis 1993). 

 

L´AIO publie annuellement les travaux de chaque cours dans les Mémoires officiels en trois langues, anglais, français et grec qui sont les trois langues officielles. Ces Mémoires sont ensuite utilisés de manière régulière lors de conférences et discussions et avec traduction simultanée. Ils sont quelquefois traduits en d’autres langues telles que l´espagnol et l´arabe, si besoin est. 

 

L´AIO est dirigée par un conseil d´administration, ou Eforia, composé  généralement de dix membres qui sont nommés par le Comité Olympique Hellénique parmi ses membres ainsi que d’importantes personnalités grecques de la culture et du sport.

 

Le CIO, afin de montrer son appui décisif à l´AIO, a créé en 1963, une Commission Spéciale pour l´Académie Olympique intégrée alors par Ioannis Ketseas comme Président, le Marquis d´Exeter, Giorgio de Stefani et Ivar Vind, ainsi qu´Avery Brundage et Armand Massard en qualité des membres honoraires.

 

Cette commission, qui a fonctionné comme un groupe de travail avec des sessions annuelles jusqu’en 1988, a été refondue dans la Commission de Culture du CIO depuis cette date.

 

Pour les cours annuels des jeunes à Olympie, tous les CNOs reçurent des invitations de la part de l’AIO. Les conditions exigées des participants sont : avoir moins de trente-cinq ans, connaître suffisamment une des trois langues officielles, et être intéressé par les thèmes olympiques. Chaque CNO peut envoyer jusqu`a trois représentants. 

 

Le CIO, au travers de la Solidarité Olympique, a octroyé son appui financier décisif à l´AIO depuis 1978. Actuellement, la Solidarité Olympique finance 50% des dépenses de transport d´un homme et une femme par CNO. Leur séjour, alimentation et transport interne en Grèce sont également financés par l´organisation.

 

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4.         LES ACADÉMIES NATIONALES OLYMPIQUES

 

L ´assistance des représentants des CNO aux cours d´Olympie, a motivé, face à l´enthousiasme provoqué par les expériences acquises,  d´essayer la création dans les pays d´origine, d’institutions similaires à l´AIO avec lesquelles il sera possible de diffuser, au niveau national, les principes olympiques. La première expérience dans ce sens a été menée à bien au sein de l´Institut National d´Education Physique de Madrid, à partir de 1964, avec la mise en marche d´un Centre d´Études Olympiques et la publication, en 1965, d´un livre sur l'AIO par Conrado Durántez. De ce centre devait sortir la première Académie Nationale Olympique, organisée et programmée comme l´AIO, comme collaboratrice de celle-ci et ainsi constituée en session solennelle le 25 novembre 1968, dirigée par le Président du Comité Olympique Espagnole, Juan Antonio Samaranch.

 

Dans la décennie des années soixante, trois nouvelles ANO se fondent, celles des États-Unis (1976), Chine Taipei (1978) et Japon (1980), élargissant l´intérêt pour l´Académie Olympique dans la décennie de 1980 avec la mise en marche dans la première moitié de cette période de vingt-deux nouvelles académies ‑ neuf en Amérique (République Dominicaine en 1980, Chili en 1981, Argentine, Equateur et Bolivie en 1982, Canada, Mexico et Uruguay en 1983, Pérou en 1984), deux en Asie (Corée en 1983 et Hong–Kong en 1985), deux en Afrique (Egypte en 1981 et Bénin en 1985), celle d´Australie en 1985 ainsi que huit en Europe (Autriche, Bulgarie, Belgique et Grande-Bretagne en 1982, Allemagne et Irlande en 1983, Suisse en 1984 et Hongrie en 1985).

 

Le CIO décida de promouvoir d´une manière décisive la création des Académies Olympiques dans les différents Comités Olympiques qui ne les avaient pas encore constituées, raison pour laquelle il convoqua une réunion monographique sur ce sujet, à Lausanne, les 14 et 15 novembre 1982, à laquelle furent invités et assistèrent les Présidents des Académies Nationales Olympiques existantes à l´époque (République Dominicaine, Chili, Egypte, Espagne, Etats-Unis, Angleterre, Japon, et Chine Taipei). La Session présidée par Mohamed Mzali, avec l´assistance de Nikolaos Nissiotis et Otto Szimiszek en tant que Président et Doyen de l’AIO, adopta la décision de recommander au CIO la tâche de promouvoir la création des ANO, ce qui fut accepté par le Président Samaranch lors de son assistance à la clôture. En 1984, il fit circuler une lettre aux CNO pour les inciter à former une ANO. L´élan ainsi généré de la part du CIO a provoqué une vraie création d'Académies Nationales Olympiques jusqu´un total de cent quinze existant aujourd’hui.  

 

La création au sein de l´Association des Comités Nationaux Olympiques (ACNO) d´une Commission pour la promotion des ANO, ainsi que dans les autres Associations Continentales, signifia de nouvelles et importantes mesures d´appui à la fondation et au progrès des ANO.

 

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5.         QU´EST-CE QU'UNE ACADÉMIE NATIONALE OLYMPIQUE?                     


Toute Commission ou groupe qui, avec l´autorisation et l´appui du Comité National Olympique, exerce, par délégation, la mission fondamentale des CNO, qui est de diffuser et défendre, dans leur pays, les principes philosophiques de la Charte Olympique, peut être considéré comme Académie Nationale Olympique. L´excessive et progressive spécialisation sportive fait que de plus en plus, les efforts de CNO sont centrés sur l´amélioration de la préparation physique des athlètes qu´ils doivent envoyer aux Jeux, oubliant souvent que leur tâche fondamentale est la divulgation des principes de l’Olympisme. Ce déséquilibre était déjà dénoncé par de Coubertin en 1920, quand il remarqua qu’il fallait faire «  attention pour que le point de vue technique n´obscurcisse pas le pédagogique..”

 

La Charte Olympique a systématiquement exigé des CNO ce type de pédagogie olympique. Comme conséquence de la reforme produite le 16 juillet 1990, à l´occasion de la 96e Session du CIO à Tokyo, la Règle 31 définit la mission et les fonctions des CNO, exigeant d'eux et recommandant la divulgation des principes de l’Olympisme dans leurs pays, en collaborant pour cette divulgation et apprentissage avec tous types de programmes éducatifs, écoles et universités, encourageant la création des institutions dédiées à l´Éducation Olympique précisant un mandat précis quant aux règles … Promouvoir surtout la création et les activités des Académies Nationales Olympiques

 

Comme conséquence de ce qui vient d'être exposé, l´institution de l´Académie Olympique est le seul organisme de pédagogie olympique officiel et ceci est spécifiquement reflété dans la Charte Olympique, au niveau international, avec l’appui octroyé par le CIO à l’AIO (Règle 2-14) ainsi qu’au niveau national, avec l´éducation et l´appui que les CNOs doivent accorder aux ANO (Règle 31-2-1).

 

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6.         COMMENT CRÉER UNE ACADÉMIE NATIONALE  OLYMPIQUE

 

La création d´une ANO au sein d’un CNO signifie dans beaucoup de cas pour les dirigeants, une tâche difficile, complexe et délicate, en raison du poids dogmatique du terme Académie. Les non-initiés au sujet peuvent croire qu’une telle création requiert un immeuble spacieux, une bibliothèque, et un appui plus ou moins important d’experts et de membres qualifiés, ainsi qu´un soutien logistique de personnel avec connaissance des langues officiels du CIO. L´idée de la création d´une Académie Olympique génère donc fréquemment une méfiance parmi les membres des CNO. Cependant une Académie Olympique, selon les règles, est et se doit d'être une Commission du CNO, composée par ses membres, ainsi que par d´autres personnes appropriées, habituellement nommées par le Comité Exécutif du CNO.

 

Le président de l´ANO doit avoir une licence universitaire et être un militant actif du Mouvement Olympique. Il doit être membre du Comité Exécutif du CNO, par désignation ou ex oficio. Les membres peuvent être des professeurs, des présidents de fédérations ou de clubs, des athlètes olympiques ou des journalistes de renommée, engagés dans la divulgation de l´Olympisme. L’ANO doit fonctionner avec un règlement approuvé par le CNO, fixant ses objectifs, son fonctionnement, le terme du mandat ou re-élection de ses membres.

 

Le CNO doit appuyer financièrement le fonctionnement de l´ANO, incluant dans ses bilans annuels, le budget de dépense ainsi que l´appui administratif.

 

L´acte de création d´une ANO doit être l’occasion d’une cérémonie officielle à laquelle le CNO donnera la plus grande répercussion informative pour que le pays en question ait conscience de son existence, en raison des objectifs qui lui sont dévolus.

 

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7.         CONDUITE ET FONCTIONNEMENT D´UNE ACADÉMIE

           NATIONALE  OLYMPIQUE

 

Une ANO peut être considérée comme l’institution pédagogique des «trois d »: Diffuser et défendre les principes olympiques et dénoncer toutes les pressions étrangères à l´éthique du sport et à l´idéal olympique qui pourraient altérer ou corrompre cet idéal.

 

La conduite de l´ANO est centrée globalement sur la divulgation de l´Olympisme dans toutes les couches sociales, considéré comme une philosophie de vie qu´utilise le sport comme courroie de transmission de ses principes formatifs, pacifistes, démocratiques, humanitaires et écologistes.

 

L´objectif de base fondamental d´une ANO consiste à organiser un cours annuel officiel de divulgation olympique au niveau universitaire et de procéder à une sélection des participants pour choisir ceux qui représenteront le pays au cours international de l’AIO à Olympie. Les critères utilisés habituellement afin de procéder à cette sélection sont: assistance régulière au cours programmé, connaissance des langues (français, anglais ou grec), être profondément intéressé par la problématique du phénomène olympique ainsi que la présentation d´un travail sur l´Olympisme. Cette formation préalable des délégués qui seront envoyés à Olympie est fondamentale et essentielle pour le bon fonctionnement de l´AIO.

 

Avec les mêmes objectif et finalité, l’ANO doit participer, dans la mesure du possible, à l´organisation des activités de divulgation olympique dans le domaine scolaire et l´enseignement, fournissant aux professeurs le matériel pédagogique adéquat à la diffusion.

 

Il faut préciser que les activités d´une ANO, en tant que commission, sous-commission ou groupe lié à un CNO, doivent être continues et permanentes d’après sa condition d´organisme centralisé, au sein duquel les personnes, organismes, athlètes ou entités officielles peuvent rassembler des informations, demander de l´aide ou la collaboration. Pour ces raisons, une ANO serait considérée atypique ou inadéquate, si ces activités, comme il arrive dans certains cas, n’étaient menées à bien que par une seule personne, qui généralement ne se limiterait qu’aux aspects bureaucratiques de la correspondance, ou bien lorsque ces objectifs ne seraient accomplis que par le biais de cours systématiques sur l’Olympisme programmés au sein de différentes universités. 

 

Dans les pays où l´ANO est suffisamment enracinée,  il est convenable de créer des antennes dans les provinces ou des Centres d´Études Olympiques au sein des différentes académies universitaires du pays, lesquelles, en qualité d´organismes filiaux, diffusent l´Olympisme dans leurs départements, en étroite collaboration avec l´ANO et le CNO.  

 

Un important objectif d´une ANO est aussi l´appui dans sa mission de tâche divulgatrice aux alumni ou participants du pays sélectionné et envoyés en qualité des représentants aux Sessions de l´AIO. Ces licenciés ont entrepris de constituer des associations, dont l´activité doit mériter tout l´appui de l´ANO. Lors des cours annuels de l´ANO, il est également très important que ces alumni participent, au même titre que les autres participants, en qualité de conférenciers, et qu’ils exposent clairement leurs impressions (d’habitude enthousiastes) sur les cours d´Olympie. En tout cas, les participants au cours de l´AIO doivent présenter un rapport à l´ANO sur le déroulement du cours pendant leur présence à Olympie.

 

Il faut également programmer, dans cadre des activités de l´ANO, l’organisation de la Journée Olympique et, si possible, à la date historique du 23 juin de chaque année. En plus de l´organisation de la course traditionnelle, il faut profiter de l´occasion pour divulguer l´idéologie olympique au travers d´expositions des panneaux olympiques, philatélie sportive, projection de films olympiques, etc.

 

L´ANO, dans sa mission de pédagogie olympique, doit promouvoir au travers de ses membres, la publication d’articles, des notices d’informations, ou des exposés sur l´histoire et les principes olympiques et ce, dans la presse nationale, profitant de manière occasionnelle de l’actualité ou des éphémérides historiques. Elle doit élargir leur sphère d´action aux journaux sportifs, revues des fédérations, centres d´éducation physique, publications du CNO, etc.

 

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8.  ACTIVITÉS ET OBJECTIFS  D´UNE ANO

 

L´objectif général qui correspond spécifiquement à une ANO est la diffusion, à niveau national et á toutes les couches sociales, des principes historiques, éthiques et philosophiques qui sont la base du Mouvement olympique. Sa cible pédagogique, non-discriminatoire et social, est constituée par des collectifs réclamant une attention spéciale : en plus de public universitaire et scolaire, les groupes intégrés par des athlètes d´élite, les membres et présidents des Fédérations, les journalistes sportifs, les étudiants d´éducation physique, les médecins du sport, les professeurs, les arbitres et juges, et les intellectuels et artistes.

 

Il faudra porter une attention toute spéciale à ce que lors des cours, sessions ou cycles que l´ANO organise, on apprenne, diffuse et discute des sujets spécifiques à l´ANO et relatifs au Mouvement Olympique, son histoire et ses principes, en évitant de traiter dans le cadre des activités de l’ANO des sujets d´administration sportive qui, tout en étant importants, ne sont pas de mise dans l’organigramme concret d´une ANO. Entre autres, les objectifs d´une ANO sont les suivants :

 

·        La création et promotion d´un Musé Olympique, comme entité autonome au sein d’un CNO ou, contribuer à la création d’une section sur l´Olympisme dans le musée public officiel existant.

 

·        Constitution, maintien et élargissement bibliographique progressif d´une Bibliothèque Olympique au sein du CNO comme source d´étude et d’information pour ceux qui sont intéressés par le phénomène olympique. La bibliothèque devra avoir comme éléments fondamentaux, en plus de la Charte Olympique et de la Revue Olympique, toutes les publications que le CIO édite  périodiquement, ainsi que toutes celles qui pourraient traiter de l’Olympisme.

 

·        Organisation d´une vidéothèque olympique. Ici aussi, il est important  de demander les catalogues des publications et films disponibles au Musée Olympique du CIO à Lausanne.

 

·        Participation aux cours d´Histoire du Sport avec un rapport sur l´Olympisme.

 

·        Essayer d´introduire un sujet, séminaire ou thème sur l´Olympisme dans les cours pour professeurs d´Education Physique.

 

·        Publier des dépliants de divulgation des idéaux et la philosophie olympique.

 

·        Imprimer des posters ou des panneaux sur les cours officiels ou les activités de l´ANO.

 

·        Editer tous les ans les procès-verbaux afin de réunir les conférences prononcées et les travaux menés à bien pendant les cours officiels de l´ANO.

 

·        Impression d´autocollants ou matériel de divulgation avec le symbole ou l´anagramme de l´ANO.

 

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