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Dossier Education Olympique (British Olympic Foundation)

L'objectif de ce dossier éducatif (élaboré par la Fondation Olympique Britannique) est de proposer aux écoles des suggestions d'activités ainsi qu'une information de base pour l'étude du Mouvement Olympique.

Avant-propos (en anglais) (pdf)                        (en français)
Activités
  1. Journée Olympique à l'école (en anglais) (pdf) (en français)
  2. Thèmes de discussion (pdf)                                (en français)

    Information de base

  3. Les Jeux Olympiques de l'Antiquité (en anglais) (pdf)
  4. Le Mouvement Olympique moderne (en anglais) (pdf)
  5. La Famille Olympique (en anglais) (pdf)
  6. Le Mouvement Olympique britannique (en anglais) (pdf)
  7. Jeux Olympiques à venir (en anglais) (pdf)
  8. Références et bibliographie (en anglais) (pdf)

« Nous sommes heureux que le BOC ait rencontré un grand succès dans la présentation du Mouvement Olympique aux écoles de notre pays. Nous espérons que d'autres CNO dans le monde pourront s'en inspirer. »

Simon Clegg, Secrétaire Général
British Olympic Committee (BOC)
Développement régional


Développement régional en Océanie, Rapport annuel, 2003-2004 (en anglais)
(pdf)  (en français)

Brian Minikin, Regional Development Manager, Oceania National Olympic Committees. (ONOC)


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HAUT

Dossier Education Olympique

(Source : British Olympic Foundation)




(Traduction du document en anglais du CNO de Grande-Bretagne)
 

A.    Avant-propos

 

En 2004, les Jeux Olympiques revenaient à leur lieu de naissance, à Athènes, en Grèce. L’objet de cette présentation est de vous suggérer des activités et de fournir des informations générales qui vous permettront de planifier des séances de travail en vue d’étudier le Mouvement Olympique dans votre école.

 

Les activités suivantes peuvent aider à développer les idéaux olympiques tels que le fair play, la volonté de coopération internationale et l’excellence personnelle.

 

Que ces activités se déroulent sur plusieurs mois, une journée, plusieurs jours, ou fassent l’objet d’un processus scolaire continu, les points suivants fournissent un cadre adaptable aux besoins particuliers de votre établissement scolaire.

 

Ces informations permettent de se concentrer sur des activités olympiques recoupant les programmes établis. Le niveau de participation peut varier dans chaque école suivant les tranches d’âge, l’organisation de l’établissement, et le temps disponible. Lorsque le temps est limité, il convient de choisir une seule activité parmi les sujets proposés.

 

Des compétitions motivantes et/ou des activités scolaires aideront vos élèves à apprécier et pratiquer les valeurs inhérentes au Mouvement Olympique. Afin de pouvoir mener des discussions plus approfondies en classe, se référer aux chapitres suivants qui traitent des problèmes contemporains dans le Mouvement Olympique.

 

 

 

 

 

POURQUOI ORGANISER UNE JOURNÉE OLYMPIQUE ?

 

  • Faire porter l’attention sur la recherche d’une excellence personnelle pour tous les élèves.

 

  • Fournir une occasion remarquable d’activités recoupant les programmes établis.

 

  • Susciter une activité intéressant l’ensemble de l’école, basée sur le thème de l’Olympisme, en mettant l’accent sur la coopération, la participation et le fair play.

 

 

EN QUOI UNE JOURNÉE OLYMPIQUE PEUT-ELLE ÊTRE BÉNÉFIQUE POUR VOTRE ÉCOLE ?

 

·        Amener à la compréhension des idéaux olympiques qui véhiculent des valeurs sociales et scolaires utiles.

 

·        Rehausser le profil de l’école dans la communauté locale.

 

·        Publicité gratuite – s’assurer que le journal local publie un reportage.

 

 

ORGANISATION

 

1   Planifier à l’avance

 

·        Sélectionner une date et un horaire pour célébrer la journée Olympique (la Journée Olympique tombe traditionnellement le 23 juin afin d’attirer l’attention sur la création du Comité International Olympique en 1894).

 

·        Sélectionner un coordinateur pour l’ensemble des activités de la Journée Olympique.

 

·        Sélectionner un comité de planification, qui devra comprendre un représentant de chaque matière et le principal de l’école.

 

·        Ce comité doit se réunir souvent et tenir chaque classe informée. Ceci permettra d’impliquer  l’ensemble de l’école dans le processus d’organisation.

 

·        Fixer à chaque membre du comité des responsabilités précises.

 

 

     2.   Domaines de responsabilité

 

Les tâches suggérées ci-après vous aideront à construire un cadre d’activités pleinement adapté à votre établissement.

 

Structure

 

·        Sélectionner pour la Journée Olympique une large gamme de concours sportifs, de jeux compétitifs et non-compétitifs, et de jeux d’équipes.

 

·        Assurez-vous que tous les enfants sont en mesure de participer. Les équipes peuvent être formées suivant les classes ou suivant les groupes d’âge.

 

·        Mettre en place pour la Journée un moyen de communication avec les participants, au moyen de haut-parleurs.

 

·        Veiller à la bonne application des assurances et aux aspects légaux.

 

Coordination sur site

 

·        Déterminer l’emplacement et le responsable de chacune des activités. La planification doit inclure les aspects suivants : équipement, inscription, déroulement des animations, officiels et décompte des points.

 

Cérémonies

 

·        Décider des éléments à inclure dans les Cérémonies d’Ouverture et de Clôture Olympiques.

 

Distinctions

 

·        Décider de catégories de distinctions à remettre (il est recommandé de décerner des distinctions pour participation en plus des distinctions de résultats).

 

·        Décider de la façon dont les distinctions seront remises, quand, et par qui.

 

Relations Publiques

 

·        Inviter des personnalités telles que le Maire, les athlètes locaux, les membres du Conseil de l’école, les parents, la presse.

·        Contacter la radio, la télévision et les journaux locaux.

 

Services d’assistance

 

  • S’assurer de la présence d’une antenne de premier secours et d’une infirmière durant la Journée Olympique.

 

  • Prévoir des emplacements à l’ombre, ainsi que des rafraichissements, pour les participants et les spectateurs.

 

 

 

ACTIVITÉS SUGGÉRÉES POUR CHAQUE MATIÈRE D’ENSEIGNEMENT

 

Les activités suivantes constituent des suggestions pour chacune des matières d’enseignement. Elles peuvent également être mises en œuvre comme activité olympique unique, pas nécessairement liées à une Journée Olympique.

 

Activités Artistiques

 

  • Dessiner la bannière qu’utilisera chaque pays/groupe à la Cérémonie d’Ouverture.

 

  • Dessiner et réaliser des médailles et certificats qui seront utilisés comme distinctions.

 

  • Produire des affiches qui seront utilisées dans toute l’école.

 

Anglais / Langue nationale

 

  • Rédiger un article de journal portant sur la Journée Olympique.

 

  • Organiser un concours de poésie ayant pour thème les idéaux Olympiques.

 

Mathématiques

 

  • Elaborer les tableaux de résultats pour les Jeux.

 

  • Fournir une assistance à l’arbitrage des compétitions.

 

  • Discuter des monnaies et du taux de change des divers pays.

 

Géographie

 

·        Dessiner une mappemonde mettant en évidence toutes les villes hôtes de Jeux Olympiques.

 

·        Recenser les nationalités qui concourront à votre Journée Olympique, et dresser une liste de leurs capitales et de leur nombre d’habitants.

 

Histoire

 

  • Réaliser les drapeaux des pays/ groupes représentés aux Jeux.

 

  • Discuter leur symbolique et ce que représentent les couleurs.

 

  • Préparer des fiches d’information pour l’école, sur chacun des pays.

 

Langues vivantes

 

  • Rassembler des photographies sportives, et les légender dans la langue enseignée.

 

  • Choisir un des pays en compétition et simuler une interview dans la langue enseignée.

 

Musique

 

  • Composer un chant pour accompagner votre Journée Olympique.

 

  • Etudier quel a été le rôle de la musique dans les Jeux Olympiques anciens et modernes.

 

Education Physique

 

  • Assurer un entrainement pour les épreuves.

 

  • Démarrer un programme de fair play.

 

  • Etudier un(e) athlète olympique et discuter de son sport et de sa carrière.

 

Science

 

  • Discuter des effets de la technologie scientifique sur les modifications des équipements au fil des ans. Donner des exemples de progrès, par ex. la luge, les types de bicyclettes, les équipements de ski.

 

Santé

 

  • Discuter de la composition d’un déjeuner nourrissant pour tous les participants à la Journée Olympique.

 

  • Discuter de la prévention de la déshydratation au cours des épreuves de la journée.

 

  • Etablir un plan de mise en forme que suivront tous les participants au cours de la préparation à la Journée Olympique.

 

 

 

ASSOCIER D’AUTRES THÈMES AUX JEUX

 

  • Durant la journée, organiser un concours et une exposition d’art olympique.

 

  • Théâtre, musique et danse sur le thème des sports.

 

  • Suggérer que le service de restauration fournisse à la cantine un assortiment de plats typiques de différentes nations.

 

 

POINTS À GARDER EN MÉMOIRE

 

  • Les activités de la journée doivent être divertissantes dans toute la mesure du possible.

 

  • S’assurer que chacun reçoive quelque chose afin d’éviter les situations gênantes ou humiliantes.

 

  • Mettre l’accent sur l’excellence personnelle – « Sois le meilleur qu’il t’est possible ».

 

  • Réduire les besoins d’organisation au minimum.

 

  • Maintenez chacun constamment informé.

 

 HAUT

 

 

A mesure que le Mouvement Olympique s’est développé, il a aussi épousé son temps en répondant aux sérieux problèmes qui émergeaient. Vous trouverez dans les pages qui suivent un récapitulatif factuel de ces problèmes ‑ commercialisation, place des femmes dans le Mouvement Olympique, politique et Jeux Olympiques, dopage dans le Mouvement Olympique, environnement et Jeux Olympiques.

 

Chacune de ces questions peut être discutée et étudiée. L’information fournie servira à relancer ou générer des discussions par groupes ou par classes.

 

 

MARKETING OLYMPIQUE

 

C’est avec les Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984 qu’a commencé l’ère la plus prospère de la sponsorisation. Pour la première fois, le Comité d’Organisation des Jeux a réparti les sponsors en trois catégories : « Sponsor officiel », « Fournisseur officiel » et « Franchisé officiel ». Le bénéfice généré par ces Jeux s’éleva à 215 millions de dollars US.

 

La sponsorisation permet non seulement de fournir une assistance financière essentielle au Mouvement Olympique, mais encore des services tels que fourniture de produits, support technique et expansion du personnel. De plus, grâce aux activités promotionnelles des sponsors, la prise de conscience et le soutien du grand public s’accroissent.

 

A mesure que le rôle des sponsors s’est accru, le plus grand défi a été  de s’assurer que les Jeux ne se commercialisent pas de façon incontrôlée. Pour ce faire, c’est le Comité International Olympique (CIO) qui est responsable de la gestion globale des programmes de marketing Olympique aux Jeux. Le CIO a ainsi introduit deux changements notables. Premièrement, le nombre total des principaux sponsors industriels aux Jeux a été réduit à environ 70 sociétés, alors qu’aux Jeux de Montréal, en 1976, on comptait plus de 600 sociétés. Deuxièmement, les Jeux Olympiques sont la seule manifestation sportive de grande envergure où il n’y a pas de publicités à l’intérieur des stades ou sur les athlètes.

 

En 1985, le CIO a créé le Programme Olympique (’TOP’) afin de diversifier la base des revenus pour les Jeux et pour le Mouvement Olympique. Le programme ‘TOP’ est formé par des organisations multinationales. Les Sponsors TOP, en échange de leur contribution financière, se voient garantir des occasions exclusives de marketing au plan mondial dans une catégorie donnée de produits, tels que sodas, télévision et matériels audiovisuels, équipements de bureau, etc. Ceci constitue un avantage unique pour un sponsor, lui assurant que ses concurrents ne pourront pas s’associer avec une équipe olympique aux Jeux Olympiques, où que ce soit dans le monde. L’exclusivité pour une catégorie de produits est garantie au plan mondial. Outre leurs droits d’exclusivité, les sponsors TOP ont la possibilité d’utiliser tous les symboles olympiques ainsi que les désignations Olympiques autorisées ‑ telles que « Fier d’être Sponsor des Jeux Olympiques » ‑ sur leurs produits, sur les images télévisées de Jeux précédents, et ils bénéficient des programmes d’hospitalité aux J.O., d’accès préférentiels aux fenêtres publicitaires durant la diffusion des Jeux, de concessions et franchises sur site, et des possibilités de vente/ mise en vitrine de produits lors des Jeux.

 

Les sociétés suivantes faisaient partie du programme TOP 2001-2004 :

 

Coca-Cola, John Hancock, Kodak, McDonald’s, Panasonic, Samsung, Sema, Swatch, Time International, Visa et Xerox. Ce soutien mondial permet de continuer à célébrer les Jeux Olympiques et disséminer les idéaux Olympiques.

 

La sponsorisation ne fonctionne pas simplement au niveau international. Des programmes nationaux sont négociés par les Comités d’Organisation et les Comités Nationaux Olympiques (pour plus d’information, consulter le département marketing du CNO de votre pays).

 

Les revenus du programme TOP sont partagés, 50% allant aux Comités d’Organisation des Jeux Olympiques et des Jeux Olympiques d’hiver, 40% aux Comités Nationaux Olympiques, et 10% au CIO lui-même.

 

Il existe d’autres programmes de marketing olympique en plus de la sponsorisation. Ils comprennent la vente de droits de diffusion, les revenus des licences et de la billetterie. Entre 1993 et 1996, ce sont plus de 2,5 milliards de dollars US qui ont été générés par l’ensemble des programmes de marketing. Le CIO lui-même ne reçoit que 7% de ces fonds. Les 93% restants sont divisés entre les Comités d’Organisation des Jeux Olympiques, les Comités Nationaux Olympiques et les Fédérations Internationales de Sports.

 

L’audience télévisuelle pour les J.O. de 1996 a représenté les deux tiers des téléspectateurs du monde entier. Les fonds provenant des droits de télévision sont partagés avec les Fédérations Internationales de Sports, les Comités Nationaux Olympiques, et les Comités d’Organisation des Jeux Olympiques.

 

La compagnie de télévision NBC, des Etats-Unis, a payé 705 millions de dollars US pour les droits de diffusion des Jeux Olympiques de Sydney 2000 et des Jeux Olympiques d’hiver de Nagano 1998.

 

En 1980, la télévision représentait 95% de l’ensemble des revenus générés par le marketing olympique. Aujourd’hui, les droits de télévision représentent environ 50% du revenu du marketing olympique. Les Comités d’Organisation perçoivent approximativement 60% des revenus de diffusion (Nagano : 307 millions de $US, Sydney : environ 760 millions de $US). Les 40% restants reviennent au Mouvement Olympique.

 

 

PLACE DES FEMMES AUX JEUX OLYMPIQUES

 

Dans les Jeux Olympiques antiques, il était interdit aux femmes d’y participer. En fait, il leur était même défendu de pénétrer comme simples spectatrices dans les enceintes de compétition. Celles qui étaient prises enfreignant cette loi encouraient la peine de mort. C’est pourquoi elles créèrent leurs propres jeux, consacrés à la déesse Héra. Celle-ci était la femme-soeur de Zeus, à qui les Jeux Olympiques étaient consacrés.

 

A la rénovation des Jeux Olympiques en 1896, le fondateur lui-même, le Baron Pierre de Coubertin, n’était pas d’accord que les femmes puissent participer aux Jeux Olympiques. Cette question alimenta bien des débats entre les premiers membres du CIO. Les femmes ne purent prendre part aux Jeux  qu’à partir de 1900, à Paris. A cette occasion, la Britannique Charlotte Cooper devint la première médaillée d’or en compétition de simples en Tennis.

 

Un seul autre sport vit les femmes participer aux Jeux de 1900 : le Golf.

 

Aux Jeux de Londres en 1908, 36 femmes concoururent, en Patinage Artistique et Tennis. A la suite de ces Jeux et de la Recommandation  de l’Association Olympique Britannique d’admettre les femmes à concourir aux Jeux à l’avenir, en Natation, Plongeon et Gymnastique, le Comité d’Organisation suédois inclut deux épreuves de Natation et un concours de Plongeon féminins aux Jeux de Stockholm en 1912.

 

Enfin, en 1924, le CIO décida de permettre une large participation féminine aux Jeux. Toutefois, la concrétisation n’en fut pas éclatante, puisque encore aux Jeux de 1936 à Berlin, les femmes ne furent admises à concourir que dans quatre sports.

 

Ce ne fut qu’après les Jeux de 1948 à Londres qu’apparut une nette augmentation de la participation féminine dans le sport, et ce dans le monde entier. Cependant, les Jeux de Londres en 1948 n’avaient proposé que 5 sports aux femmes, et ceux de Mexico en 1968 seulement 6.

 

Ce ne fut en définitive qu’après les Jeux de 1976 que se développa une plus large participation des femmes aux Jeux.

 

Enfin, aux Jeux de Sydney 2000, il y eut un total de 116 épreuves dans 28 sports ouvertes aux femmes, ce qui reste nettement inférieur aux 166 épreuves ouvertes aux hommes.

 

 

LES JALONS DE L’HISTOIRE DE LA PARTICIPATION DES FEMMES DANS LE MOUVEMENT OLYMPIQUE

 

(SOURCE : Dossier d’Education Olympique, Comité Olympique Australien)

 

 

1896    Aux premiers Jeux Olympiques, une compétitrice grecque du nom de Melpomène est la première femme à courir un Marathon non officiel en 4 heures 30 minutes.

 

1900    La joueuse de Tennis Charlotte Cooper (Grande-Bretagne) devient la première femme à conquérir un titre olympique, en simples de Tennis.

 

1908     La régatière Frances Clytie Rivett-Carnac et son mari remportent la médaille d’or, faisant d’elle la première femme de toute discipline à remporter une compétition à laquelle participent des hommes.

 

1912      La nageuse Fanny Durack est la première femme à remporter une médaille d’or en battant un record du monde sur la distance.

 

1928   Plusieurs compétitrices s’écroulent à l’arrivée du 800 m ; cette distance est déclarée dangereuse pour les femmes, et

               supprimée.

 

1948   Fanny Blakers-Koen, des Pays-Bas, accumule des victoires triomphales et ouvre de nouvelles perspectives en étant la première mère à remporter des épreuves aux Jeux Olympiques, avec quatre médailles d’or, aux 100 m, 200 m, relais 4 x 100 m, et 100 m haies. 

 

1952     Pour la première fois, une femme prend part aux épreuves équestres (se mesurant à des hommes).

 

1956      Giuliana Chenal-Minuzzo (Italie) est la première femme de l’histoire olympique à prêter le serment des athlètes à la Cérémonie d’Ouverture des Jeux Olympiques d’hiver.

 

1968      Enriqueta Basilio (Mexique) est la première femme à allumer la Flamme Olympique dans le stade. Le 800 m féminin est rétabli.

 

1972     Agée de 70 ans, la compétitrice équestre britannique Lorna Johnstone devient la doyenne des Olympiennes.

 

1973      Le CIO décide que les femmes pourront être proposées comme membres du CIO.

 

1980    Le plus remarquable  succès olympique  mère-fille, lorsque la relayeuse soviétique Irena Nazarova, fille de la médaillée olympique au Disque en 1952 Elizabeth Bagrinaseva, remporte l’or.

 

1981   Pirjo Haggman (Finlande) et Flor Isava-Fonseca (Vénézuéla) deviennent les premiers membres féminins du CIO.

 

1982       Dame Mary Glen-Haig (Grande-Bretagne) est élue membre du CIO.

 

1984     La Princesse Nora de Liechtenstein est élue membre du CIO. Joan Benoit (USA) remporte le premier Marathon Olympique féminin.

 

1988    SAR la Princesse Royale (Grande-Bretagne) est élue membre du CIO. Le Tennis fait son retour aux Jeux, avec un accord inéquitable pour qu’un nombre de femmes inférieur à celui des hommes soit admis à concourir.

 

1990     Carol Anne Letheren (Canada) est élue membre du CIO. Flor Isava-Fonseca est la première femme à siéger à la Commission Exécutive du CIO.

 

1993     Anita DeFrantz (USA) est élue à la Commission Exécutive du CIO.

 

1994    Le programme féminin des Jeux Olympiques d’hiver  comprend 4 sports (Biathlon, Luge, Patinage, Ski) et 25  épreuves.

 

1996    23 sports féminins, dont le Football, le Volleyball de Plage et la Bicyclette de Montagne, sont au programme des J.O. d’Atlanta.

 

1998     Le programme des Jeux Olympiques d’hiver de Nagano comprend 6 sports féminins, dont le Curling et le Hockey sur glace.

 

2000   Le programme féminin des Jeux de Sydney comprend 25 sports, dont le Pentathlon Moderne, le Triathlon, l’Haltérophilie, et le Taekwondo.

 

2002    Les femmes sont admises à concourir dans l’ensemble des 7 sports d’hiver, y compris le Skeleton et le Bobsleigh.

 

 

LA POLITIQUE AUX JEUX OLYMPIQUES

 

Du fait de la popularité toujours croissante des sports et de leur omniprésence au plan international, le sport est devenu un puissant outil politique. Quelques pays utilisent les rencontres sportives comme manifestations patriotiques, ou même utilisent les compétiteurs d’élite comme ambassadeurs politiques.

 

L’un des principaux objectifs mentionnés dans la Charte Olympique du Comité International Olympique est de « s’opposer à toute utilisation politique abusive du sport et des athlètes ». Toutefois, les Jeux Olympiques ont été influencés par la politique depuis de nombreuses années.

 

Par le passé, trois éditions des Jeux olympiques ont été supprimées du fait des Guerres Mondiales. En 1920, l’Autriche, la Bulgarie, l’Allemagne, la Hongrie et la Turquie n’ont pas été autorisées à participer du fait de leur rôle dans la première Guerre Mondiale.

 

L’un des Jeux dont on reconnaît le plus qu’il a été influencé par la politique est l’édition des Jeux de Berlin en 1936. Lorsque les Jeux avaient été attribués à Berlin en 1931,  personne ne suspectait qu’Adolf Hitler et l’Allemagne nazie prendraient le contrôle des Jeux Olympiques. Hitler utilisa les Jeux comme démonstration de puissance politique. De nombreuses communautés juives de divers pays demandèrent un boycott de ces Jeux. Toutefois, Hitler échoua dans sa tentative d’utiliser les Jeux pour prouver le bien-fondé de sa théorie de supériorité raciale. A cet égard, la frustration vint d’un athlète noir américain, Jesse Owens, qui remporta quatre médailles d’or, aux 100 m, 200 m, saut en longueur, et relais 4 x 100 m.

 

Après la première Guerre Mondiale, la Famille Olympique attendait une célébration paisible des Jeux. A ceux de Londres en 1948, le monde vit les pays communistes concourir pour la première fois. Par ailleurs, l’Allemagne et le Japon n’avaient pas été invités, en considération de leur rôle dans la seconde Guerre Mondiale.

 

En 1952, l’URSS et l’Allemagne de l’Ouest concoururent pour la première fois. Taïwan se retira pour protester contre le fait que la République Populaire de Chine était autorisée à concourir.

 

Du fait de l’annexion du Canal de Suez menée par Israël, l’Egypte, l’Iraq et le Liban ne participèrent pas aux Jeux de Melbourne en 1956. L’Espagne et la Suisse boycottèrent également ces Jeux, pour protester contre l’invasion soviétique de la Hongrie.

 

A la suite de l’effondrement de l’ancienne Union Soviétique, les Jeux de 1992 virent pour la première fois la participation d’une Equipe Unifiée. Cette équipe était composée d’athlètes des anciens états soviétiques. Ces états concoururent pour la première fois en équipes séparées aux Jeux Olympiques d’hiver de Lillehammer en 1994. Les Jeux de Sydney 2000 virent pour la première fois concourir une équipe unifiée de Corée.

 

 

LES PRODUITS DOPANTS DANS LE MOUVEMENT OLYMPIQUE

 

« Le dopage est une tricherie. Le dopage est synonyme de mort. Mort physiologique, du fait de l’altération profonde, parfois irréversible, des processus normaux, par des manipulations injustifiées ; mort physique, comme l’ont montré certains cas tragiques ces dernières années ; mais aussi mort spirituelle et intellectuelle du fait de l’acceptation de tricher et de dissimuler ses capacités, reconnaissant ainsi son incapacité ou son refus de s’accepter soi-même, ou de savoir transcender ses limites ; enfin, mort éthique en s’excluant de facto des règles de conduite qu’exige toute société humaine ».

S.E. Juan Antonio Samaranch

Président du Comité International Olympique

 

La question du dopage aux Jeux et dans le Mouvement Olympiques a des implications très étendues. Le dopage est en principe défini comme l’usage délibéré ou par inadvertance, par des athlètes, de substances ou de méthodes susceptibles d’améliorer les performances.

 

En 1967, le Comité International Olympique a été la première organisation sportive dans le monde, avec l’Union Internationale de Cyclisme, à établir une commission médicale. Sa mission était de mettre en place un service de contrôle médical pour les Jeux Olympiques d’été et d’hiver de 1968.

 

Les compétiteurs qui participent aux Jeux Olympiques sont soumis au Code d’éligibilité. Celui-ci stipule que les compétiteurs doivent respecter les règles Code Mondial Anti-dopage du Mouvement Olympique.

 

Le Code Mondial Anti-dopage établit : l’interdiction du dopage ; les listes de classes de substances et procédures  prohibées; l’obligation pour les compétiteurs de se soumettre aux contrôles et examens médicaux ; les conditions de sanctions à appliquer en cas de violation du Code. Par ailleurs, une liste de produits autorisés est également publiée.

 

 

La liste de catégories de substances interdites établie par le CIO était en février 1994 la suivante :

 

Classes de produits dopants

 

Stimulants

Ces produits agissent directement sur le système nerveux de l’athlète en faisant fonctionner plus rapidement certaines parties de son cerveau et de son corps. Ceci peut améliorer le temps de réaction et ralentir la fatigue.

 

Analgésiques narcotiques

Ce sont des antalgiques très puissants, que les athlètes utilisent pour leur permettre de s’entrainer et de concourir  malgré la douleur et les blessures.

 

Agents anabolisants

Ce sont des versions naturelles ou artificielles de substances telles que l’hormone testostérone, qui permet à l’athlète de développer davantage sa musculature, et peut accélérer la récupération à la suite d’entrainements exigeants.

 

Bêta-bloquants

Un bêta-bloquant permet de mettre fin aux tremblements d’un athlète, réduit sa pression sanguine, ralentit son rythme cardiaque  et lui procure un effet calmant.

 

Diurétiques

Les diurétiques augmentent la quantité d’urine qu’un athlète évacue de son corps, provoquant une déshydratation. Ils peuvent de ce fait être utilisés par un athlète concourant dans des sports avec catégories de poids qui éprouve des difficultés à garder son poids sous la limite voulue.

 

Hormones peptidiques et analogues

Ces produits peuvent aider à former du muscle et déterminent la taille. Les hormones de croissance peuvent stimuler la croissance musculaire et permettre ainsi d’accroitre la vitesse et la puissance.

 

 

Formes de dopage

 

  • Dopage sanguin
  • Manipulation pharmaceutique, chimique et physique

 

Le CIO fournit une liste mise à jour complète à toutes les Fédérations Internationales, Comités Nationaux Olympiques, athlètes, entraineurs et médecins d’équipe avant les Jeux Olympiques, ainsi que tous les ans en janvier.

 

Tout compétiteur qui refuse de se soumettre à un contrôle médical (test anti-dopage / échantillon d’urine), ou qui est convaincu de dopage, est exclu par le CIO des Jeux Olympiques en cours et/ou futurs. Si un compétiteur est membre d’une équipe, alors la compétition, l’épreuve ou la rencontre durant laquelle l’infraction a eu lieu peut être considérée comme forfait pour cette équipe. En cas d’infraction au Code Médical,  une médaille peut être retirée.

 

Aux Jeux de Sydney 2000, des échantillons sanguins ont été prélevés, en plus des échantillons urinaires, pour une recherche de l’érythropoïétine (EPO).

 

Le Comité International Olympique s’est joint aux Fédérations Internationales de Sports ainsi qu’à des organisations nationales pour créer l’Agence Mondiale Anti-dopage (WADA) afin de mener la lutte contre le dopage dans le sport.

 

 

L’ENVIRONNEMENT ET LES JEUX OLYMPIQUES

 

« La mission du CIO est de placer les Jeux, avec les ressources considérables qu’ils génèrent et l’enthousiasme médiatique qu’ils nourrissent, au service du Mouvement Olympique, de la quête de l’excellence, et de la solidarité. Notre action doit être forte, multi-facettes, et coordonnée .Il en ira de même pour ce qui concerne l’environnement. »

S.E. Juan Antonio Samaranch

Président du Comité International Olympique

 

Au Congrès Olympique du Centenaire, qui se tint à Paris en septembre 1994, l’un des thèmes principaux était  « Sport et Environnement ». Le CIO y adopta certains principes concernant l’environnement :

 

  • Satisfaire aux normes, réglementations et exigences légales concernant l’environnement dans les domaines de compétence du CIO, et les dépasser chaque fois que cela et possible.

 

  • Etablir une stratégie de gestion sans danger pour l’environnement et en faire une priorité dans les opérations et les activités du CIO.

 

  • Prendre en considération les questions environnementales dans les processus de décision du CIO.

 

  • Procéder à un contrôle et à une évaluation réguliers des progrès réalisés dans l’application de ces principes aux règles de conduite, programmes et mesures du CIO, dans le but d’assurer un progrès constant.

 

  • Eduquer et renforcer la prise de conscience des problèmes d’environnement et de l’importance de protéger et préserver l’environnement dans tous les domaines du Mouvement Olympique, grâce à sa position de leadership et à des initiatives prises en coopération avec tous les membres de la Famille Olympique.

 

  • Montrer la voie en éduquant, motivant et conseillant tous les membres de la Famille Olympique sur la question des relations entre les sports, le Mouvement Olympique et l’environnement,  et sur les applications de mesures écologiques saines à toutes les activités du Mouvement Olympique.

 

  • Inclure la prise en compte de l’environnement et des études écologiques obligatoires dans le processus d’évaluation des villes candidates à l’organisation des Jeux Olympiques et dans les documents officiels relatifs à l’attribution des J.O. à la ville hôte, avec un suivi régulier de ces questions par les autorités compétentes dans le pays hôte durant la planification, les préparatifs, la gestion et la tenue des Jeux, ainsi que par la présentation de rapports à la Commission Exécutive du CIO par le Comité d’organisation des Jeux Olympiques.

 

  • Contribuer aux efforts déployés au plan international afin d’atteindre au but universel d’un développement durable, en travaillant conjointement avec les organisations gouvernementales et non-gouvernementales et le secteur privé.

 

  • Rechercher constamment de nouvelles voies en vue d’assurer un développement durable par l’introduction d’innovations économiques, scientifiques et techniques ou en établissant les relations adéquates avec les autres organisations ou institutions.

 

Les meilleurs exemples à ce jour de l’engagement du Mouvement Olympique envers l’environnement ont été ceux des Jeux Olympiques d’hiver de Lillehammer 1994 (Norvège) et ceux des Jeux Olympiques de Sydney 2000 (Australie). 

 

A Lillehammer, toutes les installations furent construites dans un style  norvégien homogène en accord avec la culture locale. La construction  de ces installations devait respecter l’environnement. Des matériaux de construction naturels tels que bois, pierre et papier recyclable furent utilisés, en même temps qu’étaient mis en oeuvre techniques écologiques, matériaux biodégradables et tri des détritus. L’engagement du Comité d’Organisation  dans ce domaine fut si forte que tout contrat signé avec un partenaire ou un fournisseur comportait une « Charte de l’environnement » qui en faisait partie. A Sydney, où les J.O. furent appelés les « Jeux Verts », l’énergie consommée au Village Olympique était d’origine solaire et un programme complet de recyclage fut mis en œuvre.

 

Le respect de l’environnement est devenu un critère important du processus de sélection de la ville hôte. Dans les documents de candidature, les villes candidates doivent :

 

§         « Fournir une garantie officielle des autorités compétentes que tous les travaux nécessaires à l’organisation des Jeux respecteront les réglementations locales, régionales et nationales concernant l’aménagement urbain et rural, et la protection de l’environnement.

 

§         Indiquer si des études d’impact ont été menées en vue d’une intégration harmonieuse et naturelle des Jeux Olympiques dans leur environnement, et si elles ont été faites par des organismes officiels ou des organismes reconnus comme scientifiquement compétents et faisant autorité.

 

§         Déclarer si les organisations écologiques de la ville, de la région et du pays ont été informées ou consultées. Si c’est le cas, faire état de leurs opinions et positions concernant la candidature. Indiquer la taille de ces organisations et leur représentativité.

 

§         Informer des efforts qui seront entrepris concernant le transport.

 

§         Indiquer les plans de traitement des ordures et des eaux, ainsi que de gestion de l’énergie, en particulier pour le Village Olympique, les sites de compétition et les sites des média.

 

§         Indiquer si l’organisation des Jeux donnera lieu au développement d’une technologie avancée dans le domaine de la protection de l’environnement, et si c’est le cas, en donner une description. »

 

 

LE CODE VERT ( CODE DE CONDUITE DES SPORTIFS )

 

Cette initiative a été lancée par les Comités Olympiques Européens en 2000, afin de promouvoir auprès des sportifs un Code Vert en faveur de leur environnement.

 

  • Sportifs – ils devront faire en sorte de défendre l’environnement, par les moyens suivants :

-   Respecter l’environnement naturel et construit (parcs, urbanisme, ressources en eau, etc).

-   Respecter l’intégrité des installations et équipements sportifs.

-   Aider à gérer correctement les services sportifs.

-   Eviter les gaspillages dans la consommation d’eau, d’énergie et autres ressources.

-   Eviter de polluer et de jeter à terre des détritus.

-   Préférer les moyens de transport publics et écologiques.

-   Préférer les vêtements réutilisables et les équipements compatibles avec l’écologie.

 

  • Champions – ils devront mettre leur statut à profit pour :

-        Se comporter de façon exemplaire tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des enceintes sportives.

-        Prendre part à des campagnes de protection de l’environnement.

-        Choisir et promouvoir des vêtements réutilisables et des équipements compatibles avec l’écologie.

-        Utiliser correctement les installations sportives et leur environnement.